[CHRONIQUE] Et tu trouveras le trésor qui dort en toi – Laurent Gounelle

Classé dans : Chronique, Coup de Coeur, Fiction, Spiritualité | 0

Les connaissances ne changent pas grand-chose. Il y a une grande différence entre connaissance intellectuelle et transformation intérieure. Je suis sur ce point un pur Occidental : ici dès qu’on a compris quelque chose intellectuellement, que ce soit dans le domaine psychologique ou spirituel, on est convaincu que le travail est fini…

 

Comme le désir est basé sur l’illusion, renforcer votre identité, l’objet du désir n’apporte pas ce qui est recherché, donc c’est une quête sans fin : vous désirez sans cesse de nouvelles choses, qui ne vous apportent jamais ce que vous recherchez.

C’est pour ça que Lao-tseu disait : “Il n’est pas pire calamité que le désir de posséder.” Ou encore : “Le Saint-Homme n’a d’autres désir que d’être sans désir.”

 

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Nombre de pages : 328
Date de 1ère publication : Octobre 2016
4ème de couverture :

“Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie. Devenu prêtre de campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider… à sa manière

Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoisme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles….

Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, L. Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable.

 


Chronique

Il y a de ces jours où je suis capable de vous faire une chronique pleine d’inspiration et de blabla, d’autres où je vais rentrer en détail dans le sujet et la manière dont il a été abordé et structuré.

Et enfin il y a des chroniques, comme celle d’aujourd’hui, que je trouve unique. Impossible à décrire, mais en même temps, c’est un sujet déjà développé ailleurs. Par exemple L’âme du Monde de Frédéric Lenoir (chronique ici) ou encore Socrate, Jésus, Bouddha, du même auteur. (chronique à venir). Alors je vais principalement mettre des extraits qui j’espère vous inspirerons. Certains sont long, mais parce qu’à mes yeux, ils en valent vraiment le coup ^.^

 

J’adore Laurent Gounelle, je n’ai plus à vous le répéter car vous le savez déjà sûrement.

Et là, j’aime sa manière de soulever ce délicat sujet que la comparaison entre foi / croyance / spiritualité. Je trouve que c’est important de parler de ces sujets aujourd’hui. De montrer que nous sommes tous, à travers différents chemins, dans la même direction. Et malgré les différences, nuances, dissonances, il y a beaucoup de rapprochements à faire.

Un sujet délicat, mais bien abordé. Chapeau bas, M. Gounelle !

 

L’humour

“Alice s’était efforcée de sourire en se demandant si la sœur avait l’intention de lui délivrer l’intégralité des Evangiles en kit. Le feuilleton s’était en effet poursuivi à chaque venue d’Alice, qui avait fini par surnommer la messagère « sœur Ikea ». La pauvre devait être un peu simplette.”

 

L’amour

“Aimer, c’est déjà s’aimer soi-même. S’aimer nous donne la force de ne pas être blessé par les piques décochées par l’égo des autres, et de ne pas les laisser activer le nôtre en retour. Aimer, c’est aimer l’autre en parvenant à discerner la personne derrière un ego parfois déplaisant, et voir alors ce dernier se dissoudre. Aimer, c’est trouver la force de parvenir à aimer ses ennemis, et les transformer en alliés. Aimer, c’est aimer la vie malgré les tracas et les coups durs, et découvrir qu’ils ne sont que les outils de notre lâcher-prise, de notre évolution, de notre éveil. L’amour est la clé de tout. Le secret du monde.”

“Saint Jean disait : « Celui qui prétend être dans la lumière, tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres. »”

 

Les différences / ressemblances

“A d’autres moments, leurs paroles étaient tout à fait similaires :
Lao-tseu : Quand le saint homme a tout donné, il possède encore plus.
Jésus : Donnez, il vous sera rendu au centuple.

Même les propos les plus incompréhensibles, les plus inacceptables, étaient très voisins :
Lao-tseu : Prendre sur soi les souillures du royaume […], c’est être le roi du monde.
Jésus : Heureux serez-vous si les hommes vous accablent de leur mépris.

Parfois le vocabulaire était différent, mais les idées bien les mêmes :
Lao-tseu : Le saint homme n’a d’autres désirs que d’être sans désir.

Jésus : Veillez et priez, afin de ne pas entrer dans la tentation.”

 

La sagesse des anciens 

L’âge m’a permis de me libérer de mes chimères, vois-tu. De vivre dans le réel. […] Avec le temps, on est progressivement délivré de tout ce qui nous rend malheureux étant jeune : la beauté, la force physique, la réussite, et même dans une certaine mesure l’intellect. Tous ces handicaps dont on est souvent doté à vingt ans.”

 

“Dans la bouche de Lao-tseu, l’esprit désigne ici le mental. Le taoïsme rejoint sur ce point l’hindouisme et le bouddhisme en appelant à se libérer du mental. Le mental, c’est cette cogitation incessante de la pensée qui prend l’ascendant sur le cœur et le corps, au détriment de l’intuition, de l’instinct, de la conscience d’être.

Quand vous êtes dans le mental, c’est un peu comme si vous n’habitiez plus votre corps, n’écoutiez plus votre cœur, ne ressentiez plus votre existence : vous interprétez la réalité, le plus souvent en la déformant, vous prêtez aux autres des intentions qui ne sont pas les leurs, vous projetez vos peurs, vos problèmes, vos doutes, vos attentes. Vous réfléchissez les événements au lieu de les vivre. Ces spiritualités orientales invitent à se libérer de l’emprise du mental, afin de ressentir les choses comme elles sont, dans l’instant présent, alors que le mental ne connaît que le passé et le futur.
Votre mental interprète l’événement qui arrive, ou la parole que quelqu’un prononce, en fonction de vos connaissances, de votre vécu personnel, de vos croyances et de vos convictions sur vous, les autres et le monde. Toutes ces choses émanent du passé. Et quand le présent vous fait ressentir de la peur, c’est que vous projetez mentalement dans un futur imaginaire vos interprétations issues du passé. Le mental vous coupe ainsi du présent.”

 

“Vous voyez, ce qui nous oppose, à l’instant, oppose en fait nos ego, c’est-à-dire ce sentiment d’identité qu’on a, ce sentiment d’être soi, ce sentiment que nous sommes un être indépendant. Et ce que l’on ne sait pas, c’est que ce sentiment d’exister indépendamment des autres est une sorte d’illusion que l’on a sur un certain plan de conscience. Quand on réussit à changer de plan de conscience. Quand on réussit à changer de plan de conscience, on peut avoir accès à une autre réalité, et percevoir les choses très différemment…
Les Bouddhistes et les hindouistes utilisent fréquemment une métaphore pour illustrer ce phénomène : celle de la vague et de l’océan. Si elle avait un cerveau, la vague pourrait se voir unique, indépendante, et d’une certaine façon ce serait vrai : prenez une photo de l’océan en plan large et choisissez une vague. Regardez bien : parmi des millions, il n’y en a pas deux comme elle, même dimension, hauteur, forme, avec les mêmes rides formées par l’eau à sa surface… Elle est absolument unique. Et pourtant cette vague est indissociable de l’océan, elle constitue l’ocean et l’océan la constitue. D’une certaine façon, elle est l’océan.”

 

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Conclusion

Je pense sincèrement qu’un tel livre peut apporter une douceur plus grande dans nos regards. L’idée véhiculée ici est une incitation au non-jugement. Car malgré les écarts, il y a parfois un tronc commun. Même s’il n’est pas visible, peut-être ne le sera-t-il jamais…

A mon sens, une prise de recul, pour élargir son champ de vision et de compréhension, permet aussi (d’une certaine manière) un lâcher-prise.

 

Et quand même une petite dernière citation pour la fin 😉 <3

 

“Il se sentait impuissant, découragé, désœuvré. Et pourtant, d’une certaine façon, il acceptait sa déprime. Quelque part, tout au fond de lui, il le pressentait : c’est des ténèbres les plus sombres que jaillit la lumière.”

 

Pour plus d’articles de ce type, faites le moi savoir dans les commentaires ci-dessous !

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