Le philosophe qui n’était pas sage – Laurent Gounelle

Le philosophe qui n’était pas sage – Laurent Gounelle

« Comme il est plus aisé de disserter sur les grands principes que de faire face au jour le jour aux soucis qui se mettent en travers de son chemin… »

« Parfois t’es tellement dans tes pensées que tu vois plus ce qu’il y a autour de toi, t’écoutes plus ce qu’on dit, tu sens plus rien. Donc, finalement, c’est comme si t’étais débranché de toi-même. Et Sandro dit que tes pensées ne sont pas la réalité. Quand t’es dans tes pensées, t’es comme dans un film, mais t’es pas dans ta vie. Donc, finalement, plus tu penses, et moins tu es. »

 

– J’ai appris pour ton arc [cassé], c’est vraiment dommage, c’était le plus beau de tous, le plus grand, le mieux décoré. Je suis navré pour toi. Tout le monde devait t’envier… Tu dois le regretter. […]
– Je n’ai pas d’arc. […]
– Je t’ai vu hier avec. T’en avais un magnifique, splendide…
– Hier peut-être, mais aujourd’hui je n’ai pas d’arc. C’est ainsi. […] Cet objet n’existe plus. Pourquoi serais-je déçu de quelque chose qui n’existe pas ?

 
« Les Indiens ont le sentiment d’appartenir à l’univers qui les entoure, d’en être juste un élément parmi d’autres. Et, pour eux, tous les éléments de cet univers sont reliés en permanence. Chaque Indien ressent ainsi profondément ses liens avec les autres hommes, la nature, la Terre, le cosmos… Ils sont indissociables de ce Tout. […] »
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Nombre de pages : 321
Date de 1ère publication : 2012
4ème de couverture :

Deux destins qui s’affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.

« La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l’entrée de sa hutte, Elianta tourna les yeux vers Sandro qui s’avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l’on disait philosophe, s’acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions… Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? D’heure en heure, Elianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens. »


Chronique

 

 

Comme à son humble habitude, l’auteur nous invite à travers ce livre à voyager à plusieurs niveaux !

De prime abord, cela s’apparente à un voyage d’exploration, au cœur de l’Amazonie avec la découverte de l’un de ses peuples indigènes.

Puis, dans ce décor tout à fait dépaysant, les protagonistes reconstruisent tous les éléments clés de notre société contemporaine. (Deuxième voyage, pour le coup inattendu !)

Une aventure vraiment époustouflante à travers la vision d’un seul homme.

Si vous aviez pour habitude de voir les peuples amérindiens comme des peuples primitifs, ce livre vous invite à les découvrir sous un nouvel angle 🙂

 

Je ne voudrais trop en dire, pour ne pas gâcher votre lecture, mais voici un extrait qui me tient vraiment à cœur de partager avec vous, car il vaut vraiment le détour.

« Eh bien , je me suis dit qu’on allait apprendre aux mômes, dès le plus jeune âge, à être à côté de leur vie. On va les conditionner à être uniquement dans les pensées, dans le mental quoi. […] On va leur enseigner des milliards de choses au niveau du mental, et on va rien leur apprendre aux autres niveaux. – C’est quoi les autres niveaux ? – Eh bien, […] c’est apprendre à être bien dans sa peau, à l’écoute de son corps, se connaître, s’aimer, avoir confiance en soi, […] Bref, tout ce qui te permet de t’épanouir quoi.

[…]
On va contrôler leur temps libre. […] Leur donner tellement de trucs à faire tout seuls après l’école – toujours sur le plan mental bien sûr – qu’ils n’auront plus le temps d’expérimenter des choses par eux-mêmes, de se frotter à la vie.
[…]
On va bien sûr leur interdire de parler en classe, tout comme on va leur interdire de bouger. […] On va leur bourrer le crâne à apprendre des trucs par cœur sans se poser de questions. – A mon avis, ça marchera pas, ils vont se rebeller les gamins.
[…]
On va aussi les garder pour le repas de midi et les obliger à manger à toute allure. […] Il ne faut pas leur laisser le temps de savourer chaque bouchée, ressentir un bien-être, puis l’arriver de la satiété. Il faut les couper de leur corps.
[…]
Et on va encore pousser le bouchon un peu plus loin. – Arrête… – On va sabrer complètement leur confiance en soi : en classe, on va s’arranger pour jamais les valoriser, mais au contraire pointer du doigt la moindre erreur, la moindre petite faute… A longueur de journée. »

(passage p.204)

A méditer…
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Les +

  • Les inspirations fusent avec toutes ces belles références à la vie.
  • Une ouverture d’esprit à un était d’être plus grand que ce que la société nous a inculqué jusqu’à aujourd’hui. Un vrai réveil de force.
  • De bons fou rires !
  • De forts moments d’émotions

 

Le – 

  • Un livre qui se lit trop rapidement, peut-être ?

 

 

Conclusion

De l’humour, de l’amour, mais aussi de la vulgarité, du mépris et de la rage. Choquant tout en étant émouvant… Un bon cocktail pour ne pas s’ennuyer 🙂

 

Ce livre reste vraiment mon préféré de tous les livres de L. Gounelle ! Au delà du fait qu’il soit captivant, il m’a chamboulé.

Il m’a apporté une vision tellement limpide de notre société, que je ne peux plus la percevoir de la manière maintenant.

 

 

Et voici pour finir encore quelques unes de mes citations préférées du livre

« Aie à l’esprit que la force, l’énergie et le courage n’échoient pas à celui qui s’indigne et se fâche. Plus on se rapproche de l’impassibilité, plus on est fort. La colère trahit la faiblesse de même que l’affliction : toutes deux sont des blessures, des capitulations. »

 

« Fouille au-dessus, lui souffla Marc Aurèle. C’est au-dedans que se trouve la source du bien. Elle peut jaillir à tout moment si tu fouilles sans cesse. »

 

« Je préfère être aimée pour qui je suis plutôt que reconnue pour ce que je fais. »

 

 

Et vous, quel est votre livre préféré de L. Gounelle ?

Bonne lecture !

 

 

 

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