[CHRONIQUE] Les médecins de l’âme – Christophe Queruau Lamerie

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Constater que ces maîtres – que nous pourrions aussi appeler « préparateur de chemin » – distinguent clairement, et de manière identique, les notions de bien et du mal n’est-il pas déjà en soi rassurant ? Observer qu’ils préconisent des valeurs communes telles que la justice et le courage, la piété et la sagesse, ou encore la tempérance, la tolérance et la compassion contribuera peut-être à restaurer la confiance que nous pouvons avoir en la destinée humaine, dès lors qu’elle accepte de se soumettre à une loi naturelle unique, exigeante mais aussi bienveillante. Nous nous réjouirons de redécouvrir qu’ils promeuvent unanimement les vertus de l’amour. Non pas un amour doucereux, dans lequel nous nous complaisons trop souvent douillettement, mais un amour exigeant auquel sont associées rigueur et fermeté. Car, sans ces deux exigences, peut-il y avoir pardon et rédemption ? N’est-il pas en effet juste de devoir assumer les conséquences de nos actes, sans oublier celles de nos pensées dont nous sous-estimons trop souvent les effets subtils ?

Nombre de pages : 381
Date de 1ère publication : 2016
4ème de couverture :

« Zoroastre, Moïse, Lao-Tseu, Bouddha, Jésus Mahomet… Depuis plus de 4000 ans, la plupart des croyances se réfèrent à ces maîtres, considérés, pour certains, comme des figures mythiques. N’est-il pas curieux que ces quelques personnalités historiques aient pu susciter une telle multitude de mouvements spirituels et religieux qui prétendent tous détenir la vérité ? Or, si leurs enseignements étaient issus d’un principe unique, ne devrait-il pas n’y avoir qu’un seul ; leurs préceptes ne contiennent-ils pas un but unique et commun à l’humanité ?
Afin de résoudre cette contradiction, une alternative s’offre à nous. Pourquoi ne pas envisager que ces dispensateurs de vérité aient porté le même message, décliné différemment selon le contexte socioculturel et la maturité spirituelle des peuples auxquels ils s’adressaient ? Ainsi, si les hommes n’avaient pas mal interprété, déformé ou falsifié leurs préceptes, il n’y aurait aujourd’hui qu’une seule expression homogène de la Volonté divine.
C’est l’hypothèse que nous propose C. Q. Lamerie dans cette étude rigoureuse, fruit d’une vingtaine d’années de recherches. Afin d’envisager cette réjouissante perspective, il confronte les points de vue universitaires avec les grandes traditions religieuses, mais aussi avec des récits méconnus de la vie de ces maîtres. Ces sources nous restituent l’éclat, trop souvent occulté, de la pureté de leurs enseignements qui, loin de susciter la dissension, convergent au contraire vers une vérité et une ambition universelles ; que ce soit en promouvant les vertus de l’amour exigeant, l’aspiration de la beauté et au respect de la nature, ou encore un hymne à la féminité, inspiratrice de l’homme.
A l’heure où les tensions interreligieuses s’exacerbent, où l’intolérance et l’hostilité se développent envers quiconque ne partage pas la même foi, le lecteur sera réconforté en découvrant les raisons d’un nouvel optimisme ! »


Chronique 

Je pense que la 4ème de couverture résume bien l’essence de ce livre.

J’ai été intrigué par ce livre car une question m’a toujours interpellé lorsque l’on se penche sur les religions. Pourquoi tant de différences nous séparent les uns des autres. Si l’on croit en cette force unique et créatrice (nommée Dieu ou Univers ou n’importe quelle forme qui vous soit parlante), pourquoi tant de distorsions entre les peuples et leurs croyances.

Les six maîtres présentés ici sont :

  • Zoroastre
  • Moïse
  • Lao-tseu
  • Bouddha
  • Jésus
  • Mahomet

Le sujet qui me surprend le plus est celui de la féminité. Pourquoi les femmes sont-elles ‘exclues’ ou ‘mal vues’ ?

Chez les chrétiens, le sexe ne doit être pratiqué que pour la reproduction (d’où un mariage en blanc qui symbolise que le couple n’a pas eu d’échanges charnels avant d’avoir été approuvé par Dieu). La pilule du lendemain et l’avortement sont bien sûre bannis. Les femmes ne sont pas présentent parmi les membres du Vatican. La femme, selon l’histoire d’Adam et Eve, aurait été la fautive qui a convaincu Adam de croquer dans la pomme. Mais bon, Adam aussi a eu un choix à faire pour le coup. Et donc, on considère, suite à cette histoire, que la femme a été faible, car manipulée par le Serpent.

Sérieusement…

Dans les clichés, beaucoup de religions ne font pas d’éloges envers la femme. Même dans le Bouddhisme. Avez-vous déjà vu une femme moine représenter le Bouddhisme ? Non.
Et pourtant dans ce livre, la féminité est bel et bien présente et mise en avant dans les paroles de ces prophètes / maîtres / sages.
Ceci n’est qu’un exemple, mais il y en a beaucoup d’autres.

Rien que dans la 1ère page d’introduction, l’auteur nous annonce directement que « les chercheurs, en science des religions […] notent que nous ne disposons de presque aucun élément objectif pour attester l’existence des premiers d’entre eux. Cela explique qu’ils soient souvent considérés comme des figures mythiques »

Ensuite, « nous ne disposons d’aucun document de première main de la part de ces enseignants. En effet, leurs préceptes, essentiellement oraux, n’ont été formalisés sous la forme que nous leur connaissons aujourd’hui que plusieurs dizaines d’années, voire plusieurs siècles après leur disparition. »

De ce fait, comment être sûr que les faits relatés ne soient pas à minima déformés / interprétés / enjolivés / altérés par l’auteur ?! Car aujourd’hui, nous avons bien conscience qu’un souvenir n’est jamais 100% fiable car nous avons tous un filtre d’interprétation.

Une hypothèse qui soulève la question suivante : « Nos dispensateurs de la Vérité auraient-ils eu pour vocation de délivrer un message identique, quoique précisément adapté au contexte spécifique des populations auxquelles ils s’adressaient, afin de les guider de la manière la plus appropriée, selon l’état de leur développement spirituel. »

Car « progressivement, l’éclat de leurs enseignements fut altéré, le sens de leur propos occulté, rendant impossible aux chercheurs de Vérité l’accès à leur pureté originelle. »

De ce fait, l’auteur a cherché à faire ressortir l’essence de ces maîtres et leur histoire, en incluant pour chacun d’eux la présentation suivante :

  • Ce qu’en dit la science des religions
  • Ce que disent les traditions religieuses
  • Ce que dévoile l’inspiration*

* L’inspiration est issue de textes singuliers publiés en Allemagne dans les années 1930. L’auteur les a choisis car « la clarté des écrits, qui tranchait avec l’aridité de mes recherches antérieures, fut pour moi une joyeux découverte ! A mesure que j’avançais dans leur lecture, je découvrais que leurs enseignements, telles les pièces d’un puzzle, s’emboîtaient merveilleusement. Et poutant, au sens strict du terme, ces récits n’ont rien de sérieux ni d’historique, d’autant plus qu’ils nous auraient été transmis par des auteurs dont on ne sait quasiment rien, si ce n’est qu’il s’agirait de deux femmes. »

Après toutes ces informations, il en revient donc à l’individu de se faire son point de vue et son analyse. Car c’est vraiment, à mes yeux, comme à ceux de l’auteur, le plus important. Reprendre les reines, se faire confiance, sui

Conclusion

Après avoir lu « Socrate, Jésus, Bouddha » de F. Lenoir. (chronique à lire ici)

J’ai trouvé une approche ici bien différente, l’auteur ici est plus en recul. Apportant avant tout des points de vue différents : la science des religions, les traditions religieuses et l’inspiration d’un récit datant des années 30.

Un livre à mes yeux qui aide beaucoup à relativiser, de se dire que peut être que tout cela n’est que du vent. Toutefois une trame commune peut être dessinée, mais comme le précise bien l’auteur, c’est au lecteur que revient cette conclusion.

« A chacun donc, d’exercer son libre arbitre et son discernement afin que sa foi devienne conviction. Ceci en s’attachant à retrouver la part de Vérité qui se trouve dans chaque religion, sous la gangue des prescriptions, des rites et des dogmes qui ont été accumulés. Car le chercheur de Vérité que nous sommes ne porte-t-il pas lui-même la responsabilité d’avoir, trop souvent, « délégué » sa spiritualité à des clercs ou à des institutions ? […]
Pour ma part, lorsque j’aborde le domaine des croyances, j’ai à l’esprit le conte de Voltaire […] :

« La Vérité luit de sa propre lumière,
Et on n’éclaire pas les esprits avec les flammes des bûchers. » »

Pour plus d’articles de ce type, faites le moi savoir dans les commentaires ci-dessous !

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Comme un lotus dans son étang, je baigne dans le Yoga et les livres pour y puiser mon épanouissement et mon inspiration au quotidien ♥

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